le puits de mon inspiration semble à sec, ma muse on dirait s’en est allée se faire voir ailleurs, peut-être devrais-je changer de puits ou de muse, qu’à cela ne tienne, je scrute l’horizon qui toujours recule,
et si d’un bond impossible je sautais de la Voie Lactée
notre centre cosmic relatif
sur une galaxie au bord extrême de l’univers visible
je me retrouverais de nouveau au centre relatif du cosmos
la Voie Lactée repoussée au bord extrême de l’univers visible
dévoilant à l’une comme à l’autre ce qui lui était invisible
à l’affût de nuages porteurs d’averses de métafores, de pluies de comparaisons comme autant d’évidences sur le terreau assoiffé de mon imaginaire, des équations à planter comme barricade contre l’assaut de notre malfaisance,
ouragans de non-sens, cyclones de faussetés
tempêtes de faux-fuyants, tornades de narrations tordues
amputations à vif
on déchiquette les corps, on déchire les chairs
comme du papier, le sang coule
l’encre noire de notre méchanceté souille la terre
de l’oeil je m’accroche à un reflet, c’est ma muse qui danse sur l’horizon comme effet de lumière dans le ciel élastic, ma muse s’amuse, souffle de fantaisie elle manipule des sortilèges que je m’évertue à retranscrire dans une langue inédite,
et je me déplace dans l’univers
plus vite que la lumière
là d’où j’ai bondi recule dans le temps
et s’écrase dans l’espace
les galaxies rougies bleuissent
les galaxies bleuies rougissent
la chorégrafie d’un univers
où tout est centre, où tout est bord
mais le temps aplatira les douleurs
un sourire timide ouvrira les coeurs
l’enfant neuf abolira la peur
et de sa mémoire changera les humeurs
alors j’imite ma muse et je danse sur l’horizon, j’attrape un nuage gorgé de pluie, le tord, abreuve mon puits, y plonge le seau de ma tête, en remonte allégories et paraboles, symboles et motifs, de quoi refaire le monde dans la permanence de ses avatars,
et le temps rallume les nébuleuses
l’espace se meut comme une journée radieuse
tempère l’agonie des pleureuses
soyez témoins : l’enfance n’est plus malencontreuse
c’est un rêve, j’en conviens, fantasme, chimère et mirage, le monde est si brutal, la raison dérape, le coeur rétrécit, on prend la fuite, mais le réel nous rattrape et le rêve s’impose, un nouveau monde émerge du chaos et on ne reconnaîtra plus la planète, elle nous aura changé,
comme ma muse, acrobate qu’elle est, me change en flux de pixels, je deviens cascade, mon puits déborde, rien ne peut arrêter l’avancée du sens malgré le tourment des larmes, en dépit des affres et des souffrances, je continue sur ma lancée comme le monde sur la sienne,
tout est ici, tout est ailleurs
en équilibre sur le bord de l’univers
je nous vois depuis toujours percer l’avenir
je reviens au centre que je n’ai jamais quitté
et je nous dis : allons! dansons!
la Voie Lactée est une valse
bien, les mains en coupe je bois à mon puits, c’est que le soleil brûlant du réel est impitoyable, pas grave vu que l’inspiration est volage et furtive comme une femme dont on a oublié le nom et qu’en la nommant on lui lance des confettis d’amour, des mots racines et romantics pour redonner des ailes à l’espoir et de l’aplomb à notre humanité,
Micke Muster, Boogie Woogie Country Girl


changer un peu d’horizon ,sortir de ta tanière pour sentir et regarder autour de toi ,ta muse se remettrait peut être en mouvement …. peut être .
je regardais hier « la belle noiseuse » de J.Rivette , la muse n’est pas le sujet principal mais quand même un peu .
un très beau film, «La belle noiseuse»
changer un pe d’horizon, je veux bien, mais l’horizon s’éloigne à mesure qu’on veut s’en rapprocher, hé hé!
je m’en fais pas pour ma muse, elle est au rendez-vous ou elle l’est pas, elle est très capricieuse et je me débrouille avec ça,
t’as de la chance ! l’horizon (mais quel horizon ?) a tendance à se rapprocher ah ah
En tout cas » perdre ton inspiration ou ta muse » , cela a rallumé ton inspiration, ta créativité! On te suit dans ton mouvement, ta danse tout au long de ce parcours dans ton univers! Salut!
la petitesse de nos querelles sur un pas de danse
la majestée de la Voie Lactée sur un pas de danse
entre les deux mon esprit balance