ceci est un mur
ma tête sa fracture
mon vestiaire sa parure
je viens de me toker une pipée de dope, ah! ça fait du bien! ça faisait longtemps que j’avais pas toké, des mois, depuis le printemps passé, depuis mes pneumonies en fait, deux coup sur coup en début de saison, une troisième en fin de saison, faut croire qu’elles m’ont fait peur, pas avec bitch nicotine par contre, ah, ça! j’en suis esclave dur dur, j’ai donc rameuté mon stock, que j’avais bien rangé dans ses écrins, et rempli ma tite pipe à ma manière, une couche de Lady Jane, une couche de mister Hash, encor Lady Jane, encor mister Hash, pis Lady Jane, de fines couches, mister encor plus fine que Lady, un joyeux cocktail, mon cerveau ouvre ses fenêtres, je respire…, autrement je suis normal, je l’ai déjà écrit ailleurs, quand je toke pas j’échappe mes métafores, les pieds englués dans le conforme (au formol), les poignets menottés au régulier yé, la tête otage de correctitude dude, mais basta! le monde étant ce qu’il est il ne suffit que de s’en libérer, même de peu, s’élever avec la marée, s’envoler vers les contrées des soleils couchants, — et revenir dans l’aube aux doigts de rose, — transportant le monde dans un sachet à la ceinture comme une perle rare qu’on aurait au coeur,
m’écriture est m’écriture
zoizo de bon augure
vaisso pleine voilure
je ne suis pas un grand écrivain, vraiment pas, loin de là, tout est de l’autre côté, mais poète à mes heures, ça c’est sûr, un oeillet à l’âme dans la synkronicité des astres, poète projeté à travers les couloirs vifs de l’espace-temps, je salue la lune et de l’oeil je perce les lumières de la ville pour contempler les champs étoilés de la Voie Lactée, où nous arriverons peut-être à y semer nos pensées, nos chimères agrippées aux épaules, nous y élèverons notre merveilleux en même temps, — mais le temps est élastic dans l’espace qui passe, — qu’y planterons les potos de nos péchés, c’est selon l’humeur de l’univers, nous n’y sommes que passage, chaleur éfémère dans s’immensité insensée et pourquoi ce possessif inusité? déplacé? possédé? une ingérence en miroir de la grammaire anglaise dans la grammaire française? c’est possible comme ça l’est que nous nous survivions, un jeu de langue comme un vol de papillon au ralenti? des mots que je lance en l’air pour voir comment qu’y r’tombent? pourquoi pas, l’univers est si vaste que l’écriture qui se veut pérenne sans gêne s’y perd si même elle y fait sens, nous valons ce que nous valons dans l’insensibilité cosmic et je vaux ce que je vaux dans le fouilli de la littérature d’asteur, nous sommes étincelles de supernovas, je suis limaille de cathédrale,
ceci est un mur
en son milieu cassure
comme dorure qui dure
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mais trève de bavardage, je vous invite à jeter un oeil sur l’article suivant:
17 documentaires de jeunes journalistes filmés depuis Gaza, des images rares et précieuses
les 17 documentaires sont ici


