Skip to content
le journal d'un miroir

le journal d'un miroir

je sème des pensées d'humanité dans les champs étoilés de la Voie Lactée

  • fictions
    • dimensions
    • déviations
    • déflexions
    • l’explication du monde
    • métro
    • on est romantic ou on l’est pas, sti!
    • série musicale
    • vlc!
    • pensées décapitées
  • fissures
  • fractales
    • l’oeil
      • ailé
      • arqué
      • fixé
    • l’âme
      • abords
      • aveux
      • ajouts
    • le sexe
      • attitudes
      • mensonges
      • motifs
  • fragments
  • l’auteur

l’écriture inclusive virée su’ l’ top

Posted on 2018-03-052021-07-23 By Jean 6 commentaires sur l’écriture inclusive virée su’ l’ top

Soit les deux instances suivantes d’écriture inclusive, relevées dans l’article L’obscénité : des élu.e.s d’Île-de-France dorment à la rue pour «mobiliser sur le sort des sans-abris» sur le site Paris-Luttes.Info du 28 février :
– ielles (D’autant plus qu’ielles ne semblent …, à la ligne 11)
– celleux (…donner bonne conscience à celleux…, à la ligne 15)

Non mais, ça va pas la tête? Ça veut dire quoi, ces constructions absurdes et ridicules?
Pourquoi ne pas tout simplement écrire:
– D’autant plus qu’ils et elles ne semblent;
– donner bonne conscience à ceux et à celles;
ou:
– D’autant plus qu’elles et eux ne semblent;
– donner bonne conscience à celles et à ceux.

Pis, à part ça, le s à celles, il est où, han? Ce qui nous donnerait celleusx, celleuxs ou celleseux. Okay, mettons que le x est une variable qui représente les deux genres au pluriel. Reste que celleux est grotesque.

Bon, je veux bien m’accomoder de constructions telles que élu.e.s, exilé.e.s et tou.te.s, ces deux dernières instances à la fin de l’article; on peut aussi y aller du point médian, élu·e·s, exilé·e·s, tou·te·s; ou de la parenthèse, élu(e)s, exilé(e)s, tou(te)s, mais paraît que la parenthèse dans ces cas-là est elle-même exclusive, plus précisément fausse inclusive, que le genre féminin y est représenté comme accessoire et complémentaire, pas sur un pied d’égalité, comme une fioriture en passant, une parure en annexe, une pièce jointe pour bien faire.
Personnellement je préfère le détour : des élus et des élues, des exilés et des exilées, tous et toutes, quoique j’aime bien la construction toustes que j’ai rencontrée la première fois dans un courriel de Bertrand Nayet (on peut retrouver le bonhomme ici et ici).
Ou : des élus, hommes et femmes; des exilés, hommes et femmes.
Reste toujours le bon vieux masculin générique ou pluriel, inclusif des deux genres.

C’est dire que le bateau de l’incohérence vogue et vogue sur la mer à boire des identités.

J’ai en outre relevé une faute de syntaxe courante aux lignes 17 et 18 : … des logements et bâtiments vides.
Mais non, on répète l’article et on écrit : des logements et des bâtiments vides.

Cela dit, je suis tout à fait d’accord avec la position soutenue dans l’article.

Un mot d’Éric Chevillard pour conclure:
La Mère Goriot, Les Soeurs Karamazov, Olivia Twist, la littérature ne saurait se dispenser de ces légères retouches lors des prochaines rééditions.
L’Autofictif

déflexions, entrées, fictions

Navigation de l'article

Previous Post: vlc! (5) trois petits tours et puis s’en vont
Next Post: vlc! (6) en fiction sociale

Comments (6) on “l’écriture inclusive virée su’ l’ top”

  1. catse dit :
    2018-03-08 à 15:02

    on tombe sur la tête avec cette volonté d’égalité à tout prix ,même les plus ridicules !
    dans l’autofictif je ne vois pas ce qui cloche ??
    mon grand père qui était originaire de Lyon disait toujours en me voyant « tiens voila la gone »
    c’est l’enfant, le gamin. On peut l’utiliser au féminin et au masculin.

    Répondre
    1. Jean dit :
      2018-03-08 à 15:44

      Chevillard se moque justement des excès de l’écriture inclusive en proposant de féminiser les titres masculins d’oeuvres romanesque, ainsi Le Père Goriot deviendrait La Mère Goriot, Les Frères Karamazov deviendrait Les Soeurs Karamazov, Oliver Twist deviendrait Olivia Twist, etc., c’est de l’ironie,

      Répondre
      1. catse dit :
        2018-03-08 à 15:54

        ah oui c’est tellement inscrit dans mon esprit que c’est « le père Goriot, « que je n’avais pas vu la mère….. et pourquoi pas Goriotte ,au moins ça serait marrant !
        il y en aussi ici qui pense qu’il faudrait réviser les livres , voir pourquoi pas pendant qu’ils y sont foutre des seins à la statue de Adonis !
        c’est un grand n’importe quoi risible et qui désert la cause des femmes qui a mon avis se trouve ailleurs .

        Répondre
        1. Jean dit :
          2018-03-08 à 22:09

          y a toujours des débordements dans chaque mouvement, j’ai rien contre la féminisation des noms de métiers et de professions, des titres, des grades, etc., faut quand même pas virer fou, pis t’as raison, la cause des femmes n’est pas toute dans le langage, même si les revendications de ce côté ne sont pas dénuées de mérite, loin de là,

          Répondre
          1. catse dit :
            2018-03-09 à 03:21

            pour moi c’est plus sur les actes que sur les mots que ça se joue la cause des femmes ,
            les mots c’est facile ça mange pas de pain pour les hommes « prédateurs » ( tiens encore une bêtise :voir la pub débile de la SNCF et métro
            https://www.lesinrocks.com/2018/03/05/actualite/pourquoi-la-nouvelle-campagne-de-lutte-contre-le-harcelement-dans-les-transports-fait-elle-debat-111054877/
            débile à trois titres : un c’est offensant pour nos frères animaux 😉
            deux les femmes dans cette pub ont l’air de victimes qui ne peuvent rien faire
            trois c’est d’ailleurs dit ,les « prédateurs  » ne sont pas tous la bave aux lèvres et les yeux haineux !

            Répondre
            1. Jean dit :
              2018-03-09 à 14:51

              ouais, j’ai vu ça sur l’image sociale, comme les excès en écriture inclusive c’est du n’importe quoi, une façon détournée de ne pas aborder le problème,

              Répondre

Répondre à Jean Annuler la réponse

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L’humanité a un destin étoilé qu’il serait bien dommage de perdre sous le fardeau de la folie juvénile et des superstitions infondées.
Isaac Asimov

Liens de langues

CNRTL
Dictionnaire de l’Académie française
Dictionnaire québécois
Imago Mundi
L’Autofictif
Le clavier cannibale
Lexilogos
L’image sociale
Usito
Vocabulaire du capitaine Haddock

Check Our Feed

Infolettre

Loading

Bonestell LLC reproduction.

La terre est bleue comme une orange.
Eluard

La lune est le soleil des statues.
Cocteau

Il est grand temps de rallumer les étoiles.
Apollinaire

Calypso
© michaelkoelsch mod. Jules Chicoine

© Jean Chicoine

Pour tous les textes publiés sur ce blogue, sauf indication contraire.

Si vous détenez les droits sur une image ou une photo non créditée, veuillez m’en aviser afin qu’elle le soit — ou qu’elle soit retirée.

Copyright © 2026 le journal d'un miroir.

Powered by PressBook Dark WordPress theme