un rayon de soleil, j’allume la vie
danse la poussière dans la lumière
chante une libellule dans la clairière
un rayon de lune, j’allume le rêve
dansent les fées dans ma fenêtre
chantent les fantômes en croisières
un arbre passe, bien qu’enraciné
imagine ses branches se silhouetter
dans l’avant de l’après, dans l’après de l’avant
comme vaisseau les voiles au vent
un arbre passe, ses racines au coeur
ses feuilles miroirs du firmament
je suis bien où je suis
même si j’y suis sans vanité
pirate de ma destinée
aventurier du cosmos, la nuit
de jour coquin en catimini
l’oeil en profil de bouée
un sentier birfurque, reflet sur verrière
l’oizo se remémore, l’âme en bandoulière
du côté cour et du côté jardin
navire d’espoir sur mer sans fin
un sentier bifurque, voie libérée
son tracé psyché des nébuleuses
alors qu’une statue se démène
dans le cercle du pareil au même
et que l’oizo, feuille enchantée
récite la mer nourricière
le solei en pendule, la lune fière
aimants de vérité, amants ensorcelés
oui, je suis bien où je suis
et si j’y suis sans jalousie
c’est que barbouze de ma fortuité
pendant que l’autre est humilié
affamé, trahi, mitraillé
de jour, de nuit, sans appétit
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