paroles muettes, cris d’angoisse
pleurs, geignements
le sang éclabousse nos écrans
rien de neuf sous le soleil
saccage de la biosfère
pillage de l’écosfère
viol de la noosfère
inégalité, injustice, conflit
corruption, répression
la misère humaine
plantée comme un étendard
dans nos coeurs desséchés
nous avons dépassé le point de non retour, nous fonçons à plein régime dans le mur du démentèlement généralisé, nous aurons fait du monde un champ de ruines, nous serons abêtis, honteux, rétrécis, nous ferons semblant de se demander comment on a pu en arriver là, nous jurerons que nous ne recommencerons plus et nous recommencerons de plus belle sur la spirale de notre évolution, pour le meilleur et pour le pire,
nous sommes des fusées à étages en route pour le cosmos, — sauf annihilation totale et définitive, ce qui n’est pas impossible, — la race humaine survivra même réduite, elle s’adaptera dans les conditions même les plus épouvantables, elle rebâtira un monde libre et flexible ou despotic et intransigeant et toutes les variations in ze betwix, elle colonisera le système solaire, ira voir du côté de son bras galaxic, traînant avec elle le poids de ses péchés et tout en continuant de se chamailler,
aujourd’hui n’aura été qu’un passage certes sérieusement kaotic sur les millénaires qu’il nous reste à parcourir,
allez, bonne année toulmonde, je vous laisse avec Julia Boutros, Yamma Mwel Lhawa
commentaire 5 avril 2024 : la vidéo a été supprimée, pouquoi? probablement parce que la chanson évoque la douleur des Palestiniens sous l’occupation israélienne et leur désir de liberté

