sauf, il faut le dire, le génocide à Gaza et la défaite de l’Otan en Ukraine
terres immenses déroulées dans ma tête
peuplées d’âmes droites et d’esprits clairvoyants
comme chevaux et dragons en liberté
mais nous ne voyons plus le monde
ne le portons plus dans notre imaginaire
l’avons effacé de notre mémoire
les coeurs aimants dessinent des auréoles
sur des plateaux de glace, tracent des poèmes
comme reflets et reliefs de l’aventure humaine
mais nous ne croyons plus en la beauté du monde
l’avons dénaturée, piétinée, déchirée
viciée, vendue, reniée
les rêves d’espoir voguent sur l’océan de l’avenir
le ciel s’embrase, les étoiles virevoltent et chahutent
comme éclairs des consciences, le feu au corps
alors que nous allons, tête baissée, l’oeil vidé
alors qu’il faudrait relever la tête et voir

