1) Doctor Who 2016 Christmas Special – The Return of Doctor Mysterio
En un mot comme en cent : bof!
Des moments d’humour bien ficelés dans l’histoire peu entraînante d’un superhéro à l’américaine (l’action se déroule à New York) aux prises avec des aliens pas menaçants pantoute; bref, un spécial peu spécial.
C’est pas la faute à Capaldi, à l’aise dans la peau du Docteur, c’est la faute à Moffat, qui a perdu la boule.
2) Sense8 A Christmas Special
Un spécial de deux heures.
La première heure resitue les huit personnages là où on les a laissés au dernier épisode; la deuxième heure plante les graines des arcs narratifs qui seront développés dans la prochaine saison.
Des moments émotionnels intenses, en particulier entre Lito et sa mère et entre Will et son père.
Une très belle conversation sur la sexualité entre Kala et Sun.
Une mise en images à la hauteur des épisodes précédents; pas besoin d’une agence de voyage, Sense8 nous transporte d’un bord à l’autre de la planète.
Un air de fête traverse l’épisode, malgré la menace qui pèse sur les sensates (sensitifs en français): l’anniversaire des huit personnages, nés le même jour de novembre; les festivités de Noël (alors que chez le Docteur c’est même pas Noël, tsé veux dire?!?); puis celles du Jour de l’an.
À noter que le personnage de Capheus, interprété par Ami Ameen dans la première saison, l’est maintenant par Toby Onwumere. Pourquoi? Je l’ sais-tu, moé?
Un épisode qui, comme les précédents, expose lentement sa matière. C’est une des critiques contre la série : sa lenteur. Critique mal fondée, à mon avis. Les réalisatrices Lana et Lilly Wachowski prennent le temps de développer et de rendre attachants des personnages somme toute clichés. Elles ont soin de bien cerner leur individualité et les problèmes qu’ils affrontent dans leur entourage immédiat et dans le cercle plus étendu de leur connexion sensorielle.
Content de les retrouver, je suis.
Sun Bak (Doona Bae) : fille d’un riche industriel de Séoul, championne du kickboxing, en prison; une toff; ma préférée chez les personnages féminins.
Nomi Marks (Jamie Clayton) : femme transgenre (née Michael Marks), blogueuse et hackeuse de San Francisco, traquée par le FBI.
Kala Dandekar (Tina Desai) : une pharmacienne de Bombay, mariée à un homme qu’elle estime, mais qu’elle n’aime pas d’amour.
Riley Blue (Tuppence Middleton) : née Riley Gunnarsdóttir, une dj de Londres au passé trouble, réfugiée à Reykjavik avec Will.
Capheus Onyango (Toby Onwumere) : surnommé « Van Damn », conducteur d’un minibus à Nairobi; son but dans la vie : gagner de l’argent pour soigner sa mère.
Wolfgang Bogdanow (Max Riemelt) : un cambrioleur qui essaie de se distancer de sa famille criminelle de Berlin; mon préféré chez les personnages masculins.
Lito Rodriguez (Miguel Angel Silvestre) : un acteur populaire de Mexico, surnommé El caïdo, le symbole du machismo, qui doit faire face aux conséquences de son homosexualité dévoilée.
Will Gorski (Brian J. Smith) : un policier de Chicago, hanté par un meurtre non résolu, héroïnomane, réfugié à Reykjavik avec Riley.
Ma seule critique : l’osti d’ slo-mo à marde de câlisse! Y en a là. Y en a dans plein d’autres séries. Y en a dans les films. Y en a partout. Un vrai cancer, osti.
Capheus et sa mère, Chichi (Chichi Seii), regardent le film It’s A Wonderful Life à la télé.
Chichi : Why do you like watching this silly movie every year?
Capheus : Don’t know. I guess I like what it believes in.
Chichi : What does it believe in?
Capheus : People.
(en aparté) : Ubuntu, système d’exploitation linuxien et ancien mot bantou qui signifie « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous » ou « je suis un et tous en humanité ». Qui suit Sense8 comprendra.
Bon, allez, je vire du côté de la série The Man In The High Castle, adaptée du roman de Philip K Dick, et je vous laisse avec un mot d’un personnage secondaire, Nicole Becker (Bella Heathcote) :
«I love the way the light falls on the leaves. It reminds me that whatever I think is important, the trees don’t care.»


je vais entamer la saison 1 de sense 8 , je te dirais
américaniser : le grand ( gros)mot est lâché !
avec les films français c’est pareil on sent tout de suite lorsque les réalisateurs veulent que leur film touchent les producteurs américains , ça perd tout son sel et particularisme pour un espèce de truc international . Dc Who c’était justement son coté british déjanté qui plaisait .le public y gagnera rien avec ce penchant il nous restera un truc insipide avec phlétores d’effets spéciaux qui commencent à me gaver
je laisse de coté celui que je ne connais pas Sense 8 tu dis ? je me renseigne pour l’avoir …
pour le « maitre du haut chateau » il arrive par ici et d’après ceux qui ont vu la bande annonce ça décoiffe . Je me méfie toujours des films tirés de livres
donc on regardera
le Doctor Who doit hélas s’essouffler remplacé qu’il est par d’autres séries
Doctor Who, ouais, comme je dis, c’est la faute à Moffat, m’est avis qu’il veut américaniser la série pour accéder à une distribution plussss étendue, là où y en a plussss d’argent, bwana; l’idiot;
Sense8 : une série de SF bien racontée qui, comme je le note dans mon article, prend le temps de développer ses personnages, pris à la fois dans les remous de leurs problèmes personnels et dans le cercle sensoriel non moins remuant qui les relie et qu’une « organisation » malveillante menace (comme de raison); rien de neuf en soi, mais le traitement est bien mené, des thèmes comme la sexualité, la politique, la religion, sont abordés avec intelligence et empathie, et l’aspect SF est introduit avec une souplesse qui devrait faire rougir les réalisateurs plus portés sur les effets spéciaux;
Le Maître du Haut Château : chapeau; comme adaptation d’un roman, c’est réussi; et comme dans la série Sense8 on prend le temps de développer les personnages et leur comportement dans une réalité alternative, amenée ici aussi avec souplesse et intelligence; certaines des grandes questions métaphysiques soulevées par Dick dans son roman, en particulier celle de la réalité apparemment tangible, sont abordées dans la série au niveau de la compréhension subjective et nécessairement limitée qu’en ont les personnages, ce qui les rend attachants et crédibles; comme eux, on se pose des questions et on a pas toutes les réponses;