la vie malgré la mort
la mort hurlante ou silencieuse
sournoise et sinueuse
le vrai malgré le mensonge, la tromperie, le simulacre
le réel malgré l’éfémère, le fantoche et l’esclave
l’imaginaire malgré l’illusoire, le faux-semblant, le déréel
le rêve malgré l’hypocrisie des chimères et le hangar des préjugés
ou tout le contraire et l’envers de l’endroit
le fond des masques et le fond des ruelles
le pantomine dénaturé, la marionnette apragmatic
le vulgaire étalé sans honte sur tout le territoire
indécision, imprécision, peur, complaisance, indifférence
l’esprit rabougri éclaté sur le mur de l’évidence
plus rien ne tient, plus rien ne va, plus rien ne marche
tout avance, rien ne progresse
la complicité, la corruption, la duplicité
clones de la déraison, multiplication de la folie
le théâtre de notre maladie en supplémentaires
et va que je t’égorge et va que je te tue
la vie malgré la guerre
le sacrifice humain sur l’autel
de l’apocalypse nucléaire
mais la jeunesse saura, peut-être
transpercer la toile des vieilles idées
déchirer le voile des vieux réflexes
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Les banques centrales s’assurent que l’on reste endettés.
Big Pharma s’assure que l’on reste malades.
Les marchands d’armes s’assurent que l’on reste en guerre.
Les médias de masse s’assurent que l’on reste ignorants.
Le gouvernement s’assure que tout cela soit légal.
Le vote et le système électoral assurent la continuité de tout cela.
Éric Archambault

