réf.: Benoit Melançon, Les dix commandements
Conseils (universitaires) de rédaction et de présentation
II. Jamais le souligné et l’italique tu ne mêleras; l’un ou l’autre tu choisiras.
j’utilise l’italique parcimonieusement; jamais le souligné; j’avais emprunté un essai sur la sémantique à l’université (j’étais bachelier en linguistique), me souviens ni du titre, ni de l’auteur (en fait deux auteurs); il y avait tellement de mots soulignées, au moins une dizaine par page, que j’en ai abandonné la lecture au tiers; c’était vraiment de l’abus
XIII. Dans ta bibliographie finale, seuls les textes cités tu mettras (et non tous les titres consultés).
j’ai commis cette faute dans un essai sur l’existentialisme (je faisais une mineure en philosophie contemporaine), on me l’a reproché, j’ai pas recommencé
XXII. Les siècles toujours en chiffres romains tu écriras (XVIIIe siècle, etc.).
ah, là, moi j’écris 19ème, 20ème, 21ème, que voulez-tu, on a chacun ses tics
XXXIV. Décennie (dix ans) et décade (dix jours) tu ne confondras pas plus.
me suis trompé dans un article pour la revue Liaison (qui n’existe plus), j’avais mis décade au lieu de décennie, le correcteur a corrigé
XLI. Jamais tu ne diras ni n’écriras Comme X le dit quelque part; toujours tu préciseras où X a dit ce qu’il a dit.
j’ai commis cette faute à quelques reprises, me suis corrigé
XLV. De répéter les prépositions tu te feras une règle, dans tes devoirs, dans tes articles et dans ta thèse (pas dans tes devoirs, tes articles et ta thèse).
absolument, c’est la faute à l’anglais; ex.: le navigateur Opera, dans la barre d’adresse : Entrer la recherche ou adresse web; ben non, c’est Entrer la recherche ou l’adresse web
LII. Tu ne perdras pas de vue que qui met digital à la place de numérique se met le doigt dans l’œil.
je me le suis mis dans l’oeil big time, le doigt, sur Voix, c’est embarassant, scusez-moé
Voix, portraits de douze auteurs, édition du Blé, 2015, page 297 et sur Vimeo, au tout début de l’extrait
LV. Tu ne te prendras pas pour un autre : non, Balzac ne nous dit pas.
je me suis pris pour un autre sur mon blogue MyOpera, qui n’existe plus, j’avais écrit « la terre est bleue comme une orange, nous disait Éluard, maintenant elle est brune comme une grosse crotte, » ah, misère! j’ai repris le vers ici, en bas de page, sans me prendre pour un autre, si des fois je me prends pour ma soeur et toujours pour un miroir

