l’inspiration vient en marchant, mais com je flageolle des guibolles je marche dans ma tête, c’est que toute ma vie j’ai arpenté le ciment des villes, ça rentre din jointures à la longue, c’est rendu que juste ma tite trotte à l’épicerie du coin pis j’ai les jambes qui rouspètent le calvaire, faut dire aussi que la cigarette m’a endommagé les artères et que j’ai pris du poids, ça aide pas, alors maintenant je marche qu’en virtuel quasiman, à grandes enjambées sur les sentiers étoilés de la Voie Lactée, cela dit c’est pas nouveau, du temps que je foulais allègrement le sol planétaire je roulais déjà ma bosse dans les bras galaxics,
j’ai toujours eu la tête dans les nuages, quand même aux aguets en espion qui se respecte, pis là mes pieds portent plus à terre,
je lis de la poésie d’asteur à l’occasion et je vais vous dire, c’est trop souvent que de la prose découpée, que des phrases versifiées, que des paragrafs en escabeaux,
mots étagés ne font pas poèmes,
surtout dans le vers libre qu’on s’imagine que c’est facile, allez, hop!
je descend d’un crin,
tantôt je sauterai deux crins,
pis ça va faire un poème, ben non, ça reste de la phrase segmentée, ça expose au lieu de métaforiser, ça décrit au lieu de montrer, ça prend les mots au pied de la lettre, grave erreur,
jamais poème ne prend mot à la lettre,
bref, le gros de la poésie d’asteur manque d’audace, de beaucoup d’audace, elle a laissé son imaginaire au vestiaire,
Hawkwind, Moonglum
Huw Lloyd-Langton (1951-2012) à la voix et à la guitare lead, un des grands guitaristes de sa génération, Alan Davey (le tour des yeux en rouge) à la guitare basse, Dave Brock (la tuque su’ l’ coco) à la guitare rythme, très bon en lead aussi, c’est lui qui chante d’habitude, pis chu pas sûr mais j’imagine que c’est Harvey Bainbridge aux claviers et Danny Thompson Jr. à la batterie,
la vidéo est tronquée de quelques secondes à la fin, dommage,

