La vie est la forme la plus élevée de la matière.
Hubert Reeves, astrophysicien
ce qui suit est un rameutage de commentaires d’internautes sur la pandémie, l’économie et le climat, je les ai réarrangés quelque peu, histoire de styliser, j’en ai concaténé quelques-uns, traduit d’autres de l’anglais et me suis permis de saupoudrer du mien sur le tout,
la peur du virus est plus dangereuse que le virus, la peur paralyse la pensée, elle affaiblit le système psychosomatique, par conséquent l’immunité naturelle,
le fabricant de vaccins n’est pas responsable, le gouvernement n’est pas responsable, le vaccinateur n’est pas responsable, mais si vous refusez… vous êtes irresponsables,
il est surprenant de constater que ceux et celles qui vous ont toujours considéré comme une personne intelligente, réfléchie et de bonne compagnie, — you are a scholar and a gentleman, m’a-t-on déjà dit, — soudainement vous traitent de complotiste et de dérangé quand vous interrogez le discours dominant et osez le contredire,
s’il a fallu vous faire peur, vous persuader, vous contraindre, vous mentir, vous menacer, vous culpabiliser, vous enjôler, vous promettre des jours meilleurs pour s’assurer de votre consentement et de votre soumission, vous pouvez être certains que ce qu’on vous propose avec autant d’insistance n’est pas dans votre intérêt,
on finira pas vous convaincre qu’il est nécessaire, qu’il est impératif de dépeupler le monde pour sauver la planète,
de même et inversement, si ça ressemble à un psychopathe, que ça parle comme un psychopathe et que ça se comporte comme un psychopathe, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’une personne à l’éthique exemplaire et d’une intégrité absolue qui ne travaille que pour l’intérêt et le bien-être de l’humanité,
comme par exemple Klaus Schwab et sa Grande Réinitialisation, The Great Reset : « vous ne posséderez rien et vous serez heureux »,
notez qu’il s’agit de « vous », la populace, pas de « nous », l’élite financière qui elle possèdera tout,
ou par exemple Mark Zuckerberg et son métavers, vous avez entendu parler du métavers? metaverse en anglais, le projet grandiose de Zuckerberg, du Facebook shooté au speed de la virtualisation, allez-y voir, c’est du délire grandiloquent,
nous vivons une psychose collective, nous sommes entrés dans une ère du chaos, nous suffoquons d’anxiété, nous avons perdu nos repères, perdu le contact humain, nous avons peur de l’autre, le craignons et le repoussons dans une mondialisation qui pourtant nous force à le côtoyer, une mondialisation financière délétère à quoi, vous dis-je, s’est accrochée la narration du coronavirus, lequel n’est qu’un avatar dans la crise humanitaire qui nous déchire, alors que la mondialisation du genre humain ne devrait-elle pas être fondée sur l’altruisme? l’amour et l’humour? le dialogue et l’intelligence? ah! on est loin du compte,
nous arrivons au terme d’un cycle qui ne fonctionne plus, le crash social, économique, politique, climatique est inévitable, on va se prendre le mur du fascisme et du climat en pleine figure, comme disait l’autre, faudra faire avec, les aminches, faudra faire avec,
et comme Molly Bloom se libère des pages de l’Ulysse de James Joyce pour se jeter dans le monde sensuel, il nous faudra faire preuve d’humanité, de sensibilité, de sensualité, de créativité, de courage si nous voulons traverser le chaos avec dignité et résilience et espérer rebâtir le monde à notre mesure,
mais la soumission est si confortable…

