rêve 20160728

je suis assis au bout d’une table ovale dans un restaurant au deuxième étage d’un immeuble, cinq ou six hommes occupent les autres places, ils sont tous plus âgés que moi, je suis jeune, dans la trentaine, ce groupe dont je fais partie je l’appelle la confrérie, nous sommes des espions, sur la table y a des drinks, des paquets de cigarettes et des cendriers,
tous ces hommes ont l’air tofs comme on s’imagine des mafiosos d’âge mûr, y a d’ailleurs un mélange des genres dans mon rêve,
l’homme à ma gauche, dans la cinquantaine, me passe deux sets de clés sous la table, un set ordinaire, l’autre plus petit aux clés dorées qui appartient à l’homme à ma droite, qui lui est dans la soixantaine,
on se lève, le sexagénaire et moi, on descend les marches du restaurant et on sort, le sexagénaire marche vers un terrain de stationnement, moi je me prépare à remonter, pourquoi je suis descendu avec les clés? aucune idée, en plus que je n’ai plus le set doré du sexagénaire, j’imagine qu’il est parti avec, y a trois marches en bois devant moi, elles donnent sur la porte qui ouvre sur l’escalier, j’échappe mes clés dans une craque entre les marches, j’essaye de me passer la main dans la craque pour les récupérer, ça passe pas, je me penche sur le côté des marches, c’est ouvert, je vois mes clés sur le gazon en-dessous des marches, je ramasse une branche et tire les clés vers moi, me relève,
à ce moment-là deux espions ennemis dans une automobile descendent le sexagénaire à la mitraillette, exactement comme dans des films, mais sans le sang, le sexagénaire fait juste disparaître,
moi, c’est sûr, faut pas que les deux tueurs me voient, sans ça chu faite, je recule le long du mur et me faufile derrière le coin, j’attends, l’automobile s’éloigne, mais je me ferai voir si je retourne vers l’entrée, me faut faire le tour de l’immeuble pour m’assurer que les tueurs ont disparu,
de retour devant les trois marches, je les monte, j’ouvre la porte, y a une jeune femme souriante dans l’entrée, même que c’est peut-être elle qui a ouvert la porte, elle se tasse pour me laisser passer, en gravissant l’escalier qui mène au restaurant j’ai deux idées en tête,
uno, faut que j’annonce l’assassinat au quinquagénaire, celui qu m’a refilé les clés, que d’ailleurs je n’ai plus, elles ont disparu un moment donné sans que je m’en aperçoive comme les clés dorées du sexagénaire,
deuxio, que même dans la vraie vie un espion peut vivre des aventures comme James Bond,
rendu en haut je bifurque vers le bar, une jeune serveuse derrière le comptoir m’offre un chocolat au lait, je lui dis que non, je veux un Bloody Mary, elle s’excuse, je lui dis de pas s’en faire, c’est pas grave,
je jette un coup d’oeil sur la confrérie, y a maintenant une jeune femme à côté de chacun de mes compagnons et la table est remplie de victuailles,
le quinquagénaire me voit, il se lève, il me rejoint, je lui apprends la mauvaise nouvelle, il pointe vers une table vide en me disant de le suivre, on va en parler, on s’assit à la table, ovale encore, moi encore au bout, lui sur ma gauche, je me prépare à lui faire mon rapport, la serveuse s’en vient avec mon Bloody Mary,
toc! toc! toc!
j’entends les coups dans mon rêve,
toc! toc! toc! toc!
me réveille, c’est ma fille qui frappe à la porte de ma chambre, ah ben oui, elle est prête pour aller faire du shopping avec sa mère, okay, me lève, pas question de la laisser partir sans lui avoir souhaité une bonne journée,

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6 réponses à rêve 20160728

  1. catse dit :

    je pencherais ,mais je suis pas du tout experte en rêves , pour que les personnages soient tous toi , à des époques de ta vie .
    au bout de la table , toi observant tes « autres » toi ?
    si tu perds les clés sous les marches … certaines choses que tu ne veux pas faire remonter à la surface .
    les escaliers ça peut être le coté social du rêve aussi , mais pour notre cher :=) Freud:
    » Le rêve d’escalier est un symbole phallique, monter et descendre un escalier est une représentation des rapports sexuels. »…

    les jeunes femmes qui t’ont marqué ? ou dont tu as encore besoin ?
    les rêves sont parfois pollués par des détails superflus aussi , c’est vraiment des casses têtes et seul l’intéressé peut savoir à quoi il se réfère

    • Jean dit :

      moi aussi j’interprète les personnages comme des représentations de moi à différentes époques de ma vie,
      les clés que j’échappe sous les marches signifiant certaines choses que je ne veux pas faire remonter à la surface, c’est pas bête, j’y avais pas pensé à ça,
      ouais, l’escalier comme représentation des rapports sexuels selon Freud, je connais, une jeune femme en bas de l’escalier, une jeune femme derrière le bar en haut de l’escalier, les jeunes femmes à la table ovale, on se demande …, celles qui m’ont marqué? ou dont j’aurais encore besoin? sais pas,

  2. catse dit :

    pas mal ce rêve
    ça alors tu as donc des clés dans tes mains ,c’est à dire « peut être » des solutions , ou alors une ouverture possible , et toi tu les perds ! zut quel gâchis

    • Jean dit :

      c’est pas que je les perds (le trousseau que j’échappe, je le récupère), c’est qu’une fois leur fonction remplie elles ne sont plus nécessaires, elles disparaissent tout simplement,
      quant à leur fonction …

      • catse dit :

        à quel moment les utilises tu ?
        copier /coller

        « la clé dorée quantique. Elle dévoile les secrets des possibilités infinies les plus à même de se produire dans votre vie, en fonction des paramètres actuels que vous avez mis en place, et vous permet de transformer ces paramètres de façon instantanée pour que d’autres possibilités, choisies en conscience, puissent s’exprimer et prendre place rapidement. »

        et comment interprètes tu cette mort symbolique du sexagénaire ( qui est toi , comme les autres je pense )

        • Jean dit :

          je n’utilise ni l’une, ni l’autre, j’ai les deux jeux de clés quand je descends l’escalier avec le sexagénaire, rendu en bas je n’ai plus les clés dorées (dans le restaurant, quand le quinquagénaire me refile les deux jeux sous la table, je comprends tout de suite que les clés dorées appartiennent au sexagénaire), puis après avoir fait le tour de l’immeuble je n’ai plus les autres,
          des clés, c’est fait pour ouvrir, qu’est-ce que ça ouvre dans ma tête? quel est leur symbolisme si je ne fais que les transporter sans les utiliser? pourquoi elles disparaissent? pourquoi j’échappe les clés sous les trois marches?
          et bien d’autres questions, mais pas de réponse,
          est-ce que la mort du sexagénaire (qui est moi, oui) signifie que je me débarasse de quelque chose en moi comme un serpent une vieille peau? je suis jeune dans le rêve, la trentaine, et dans le restaurant je suis assis au bout (à la tête) de la table ovale, ça veut dire quoi?
          le quinquagénaire (une autre représentation de moi, j’imagine) est une figure de maturité (il me refile les clés comme on transmet un élément de sagesse) et d’autorité (c’est à lui que je fais mon rapport),
          y a une partie de moi qui est devenue superflue et dont je me débarasse (le sexagénaire), okay, donc je passe à une autre étape (la table avec les drinks et les cigarettes au début, remplie de victuailles à la fin; le Bloody Mary que je préfère au chocolat au lait), mais les jeunes femmes, qu’est-ce qu’elles viennent faire là-dedans? et l’escalier que je dois descendre, puis remonter?
          un puzzle que j’arrive pas à résoudre …

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