reflets d’enfants

nous ne vivons pas d’amour, nous n’avons pas foi en la vie, nous ne soms pas habités par la joie d’être au monde,
la vie engendre la vie, la mort fabrique la mort,
les prisons mentales sont plus solides que les prisons de métal,
les fissures filent dans nos têtes mêmes quand elles ont l’air de zébrer les murs,
les mots? des gouffres, les mots les plus simples? les grouffres les plus profonds, même Obélix peut comprendre ces choses, — voyez-le rétorquer à Astérix, qui vient de lui demander s’il s’en souvient, lui, du mot de passe, qu’oh, lui, les langues étrangères, et puis Astérix pense, lui, il est!
nous se massacrons l’innocent com s’il n’y avait rien là, com si ce n’était pas de notre faute, nous soms pantins et polichinelles, poupées qui font oui, qui font non, au service servile du sacro-saint signe de piastre, hypnotisés c’est terrible par les néons criards de nos machines mandalas,
les corporatifs s’accaparent le monde, les politiciens s’engraissent les tuyos, les publicitaires manipulent l’ensemble pour se faire accroire à toulmonde que le massacre n’aura pas eu lieu, nous laissons faire et se laissons faire en faisant semblant de rien,
l’enfant souffre, malmené par une fiction sociale qui produit la mort en prétendant travailler pour la vie, qui nie tout en jurant la vérité, qui part en guerre au saint nom de la paix et on se demande si Jésus n’aurait pas dû fourrer plus abondamment pour que du ciel des générations nous descende une armée de bâtard(e)s pacifistes, l’obscénité, com j’ai dit, n’étant pas le Christ en érection, mais l’enfant qu’on délaisse com un reflet échoué sur nos rivages,

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