pensée décapitées 9-12

9) on se dit que basta! le monde est pourri
advienne que pourra! tout est compromis

10) je vais vous dire, ce ne sont pas tant les gadgets de notre fiction sociale technocratisée qui me fatiguent que le ca$h qui l’anime,
je ne crois pas en l’argent et l’argent ne croit pas en moi,
je crois en la vie, je crois en l’amour, ainsi qu’aux totons et aux castors,
je crois ossi aux mots, lesquels tremblent de peur quand on les approche à grande crainte et explosent de joie quand on les accoste en souriant de toutes ses dents, c’est tellement simple que c’en est transparent,
j’avance la tête haute et rêveuse dans mon écriture pas d’allure, qui se prend pour le miroir de toulmonde

11) nous avons peur de vivre, nous craignons la liberté, nous paniquons devant l’amour, nous soms des hésitants et nous restons sur la défensive, nous s’inventons des tonnes d’effets spéciaux pour faire à semblant qu’on est vivant, mais nous ne soms que des zombi(e)s qui marchent au ca$h,
nous avons donc peur de mourir, nous soms coincés, en équilibre précaire entre la vie que nous faisons semblant de vivre et la mort que nous faisons semblant de ne pas voir, nous faisons dur, nous soms prisonniers de nos propres fantaisies, nous soms victimes de nos araignées dans le plafond, jouets de nos folles du logis, nous fonctionnons à l’émotion en faisant semblant d’opérer à la raison, le grand désir vivace, LE GRAND DÉSIR VIVACE nous traverse de part en part, mais nous faisons semblant de ne pas être transparents

12) moi je prends mon pied avec mon écriture, je baise à m’en chèsser les noix avec ma langue française, que j’aime d’un amour qui ne veut pas mourir, j’ai beau commencer mes textes sans savoir comment ils finiront, je me dis que de toute façon l’écriture n’est jamais finie,
l’écriture est vivante, et quand on me demande de la fixer dans une forme connue d’avance, je me pousse en hurlant com un fou que « non! non! je ne veux pas écrire com toulmonde! »
je les déroule, mes textes, ligne après ligne, ici et là je change de paragraf parce que,
puis tout d’un coup mon texte s’arrête et c’est là que j’enclenche mon vrai travail, je récris mon texte et le récris et le récris encor com un damné qui aurait aperçu une faible étincelle dans le fond des ténèbres et que ça lui prendrait une éternité pour la retrouver, je récris chaque texte jusqu’à ce que ça aboutisse dans l’amour et la liberté, yé

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2 réponses à pensée décapitées 9-12

  1. catse dit :

    t’as pas tort du tout , t’as pour ainsi dire presque raison , seulement bien sur qu’on a peur , et qu’on des envies jamais satisfaites , bien sur , j’en suis ben consciente mais …

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