part two

elle a manqué l’autobus aujourd’hui, elle est arrivée en retard au travail, t’étais déçu, t’as pensé jeter un coup d’oeil dans la petite salle où elle travaille cette semaine, voir si elle y était pas, mais t’étais trop occupé dans la grande salle, et voilà qu’elle est apparue, ébouriffée, se dépêchant pour ranger ses affaires et voler à son poste, tu t’es rapproché quand elle a ramassé son presse-papiers et son crayon pour marquer les présences et les absences,
« i’m happy to see you! » t’as dit,
il te semble qu’elle a répondu « me too »! », mais t’es pas sûr, elle a la voix douce et les enfants sont bruyants autour,
t’as senti qu’elle s’était parfumée, ton coeur est parti à rire,
plus tard, dans la cour d’école, en route vers son poste, elle a fait un léger détour vers toi, tu lui a parlé de son parfum, elle a baissé sa mitaine pour se dénuder l’intérieur du poignet et lever le bras vers toi, t’as respiré,
« you’re so lovely, » tu lui as dit, « my heart’s floating right now! »
elle t’a souri d’un beau grand sourire,
deux fois elle a reconduit un enfant à l’intérieur et les deux fois, aller et retour, elle t’a lancé un sourire au passage en te faisant bonjour de la main, t’as répondu,
après le travail, en marche vers l’arrêt d’autobus, tu lui as demandé comment s’était passé sa fin de semaine, « good and bad, » tu lui as demandé c’était quoi, le bad, elle t’a raconté, un problème d’ex, elle t’en avait déjà touché mot, tu lui as demandé comment elle se sentait face à cette situation, nerveuse, t’a-t-elle répondu, inconfortable, éprouvait-elle encore de quoi pour lui? non, en fait elle ne veut plus vraiment avoir de contact avec lui, tu lui as répété qu’elle est maîtresse de sa vie, tu l’as encore complimentée sur son parfum,
c’est qu’à un moment donné tu ne sais plus quoi dire, ou plutôt t’en aurais tellement à lui dire que ça bloque et que tu ne peux que te répéter, elle t’a refait le coup de la mitaine,
« damn i like it! »
tu t’es dit qu’elle ne peut pas ne pas avoir remarqué le trouble dans lequel ce seul petit geste de son poignet parfumé te jette,
« i like it too, » qu’elle a dit,
un peu après tu t’es assuré qu’elle travaillait bien cet après-midi, elle avait une seconde job, « yes? » t’as dit,
« yes, » elle a dit,
tu lui as récité la séquence de ses après-midi de travail et de ses après-midi de congé, t’avais eu tendance à l’oublier,
« ah, you know it now, » a-t-elle remarqué avec plaisir,
« i’m getting dère, » t’as dit,
dans l’autobus, assis près d’elle, t’as pensé à lui demander ce qu’elle avait eu de « good » dans sa fin de semaine, elle te l’a raconté,

demain tu vas l’inviter à aller prendre un café ensemble

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