ouverture

les enfants ont la vie dure dans notre monde de sans-coeurs
on les affame, on les assoiffe, on les abîme, on les abuse
on les bombarbe, on les brutalise, on les bat
on leu’ casse leu’ fun, pis on leu’ casse la yeule
on les dépouille, on les étrangle, on les force
on les garroche dans le labyrinthe de nos arguments
on les harcèle, on les ignore, on les joue, on les kidnappe
on les lubrifie pour les mieux dépuceler
on les mobilise, on les nie, on les opprime, on les prive
on les quantifie, on les rationne, on les souille, on les torture
on les use, on les utilise et on les vend
entre ôtres variations du massacre
on est, nous ôtres, les grands, les adultes, les supposés matures, les prétendus civilisés, des woofers xéroftalmics qui yuppions du zygomatic
au grand dam des enfants du monde
c’est simple com un poto sur le bord de la route, évident com un lampadaire dans le noir d’une ruelle, opaq com un mur de béton, transparent com l’hom invésib et c’est énorme com un phare sur la mer à boire de nos fictions sociales
net fret sec com ça, en tirant le tirelou par le tiguidou de la redondance

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