neige et sol

à ma soeur Manon

l’oeil à l’oeil com nourriture à prendre
à la lueur prêtée des coeurs millénaires
et des couleurs haletées

l’oeil au judas, intervalles, processions
morceaux de reculs et de fenêtres
galeries fermées en plein après-midi

l’oeil au zénit dans la nuit
et qu’imite le flottement permanent
des fronts vidés achevés au désespoir

l’oeil au miracle par standard de vie
impressions d’indices sous la neige
com des insectes rassemblés en visite

l’oeil à l’extrême com surnagé médité
tout de suite après la mort lue à l’envers
dans la mémoire des soirs brumeux

l’oeil accroupi chaque fois exilé
com un besoin de chaînes, une feinte
une faiblesse transcendée d’avance

l’oeil à la grammaire acculée au désir
le sol éclate, le radar se branche variable
sur l’ultime adieu cinématic des interactions

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