le massacre

nous sacrifions l’enfant aux dieux, les dieux changent, les dieux passent, aux jours d’aujourd’hui le dieu idiot $, alias le kaos rampant, runne le show, le sacrifice demeure, com une loi mythic fichée dans les affaires du monde, loi à laquelle nous obéissons depuis toultemps, com si on étions prisonniers du mythe, com si on avions les mythes qu’on se mérite et qu’on ne pouvions pas s’en inventer d’ôtres,
peut-être, quand même, ça reste à voir, voyons voir,
disons qu’on tombe sur les gènes porteurs de la dimension mythologic du comportement humain, qu’on découvre dans le code génétic le programme en personne de l’inconscient collectif, disons même qu’on détecte dans les quanta les éléments d’une pensée galaxic qui nous relierait à d’ôtres formes de vie dans notre coin d’univers, disons donc qu’on se déroule les brins d’adn porteurs de nos mythes et de leur mécanisme et qu’on se mette à jouer aux ti-jos connaissants avec notre structure profonde, on est des patenteux, nous ôtres, déjà que les ordinateurs sont à l’oeuvre,
bien, n’empêche, ça ne changerait pas grand-chose à notre comportement de malfaisants, puis je vais vous expliquer pourquoi,
c’est très simple, même que ça fait cliché,
c’est parce qu’il n’y a qu’une direction, vers l’enfant, et qu’un accès, par l’amour,
eh oui, l’amour de l’enfant et de façon à réussir notre envolée cosmic,
les mythes ne sont après tout que des outils de calibrage qui nous définissent et que nous définissons en retour, et sur quoi la noosfère se réfléchit, du combat des titans à la guerre des religions, de la lycanthropie à l’ubiquité, de la baguette magic au rayon laser, de la télépathie à la télécommunication, et il n’en tient qu’à nous, les humains, en cette aube du troisième millénaire, en cette heure de la mondialisation et dès lors qu’on s’est déroulé le papyrus génétic, de se shifter, par transgression de la loi sacrificielle, la sémiotic des enfants massacrés en une gestuelle des enfants aimés,
la transcendance, donc, de notre comportement mythic par l’acte d’amour, que voulez-vous, on n’en sort pas, car seul l’amour peut s’ériger en phare sur la mer à boire de nos péchés, seul l’amour peut se multiplier en lampadaires dans les ruelles de nos méchancetés, seul l’amour peut se clouer dans le coeur du monde com du métal dans la peau d’un punk, car seul l’amour sait se pencher sur les enfants,
sans amour notre bagage mythic dégénère en religion fanatic, en filosofie mécréante, en idéologie désubstantialisée, ça ne mène nulle part, c’est rétrolutif et ça ne veut rien dire tant qu’un enfant doit en souffrir,
on n’est pas sorti du bois,

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