l’amour, ouh ah!

tes seins, ah! mais je suis le tissu qui les frôle et qui les voile, tes p’tites culottes liliacées, ton castor crénelé, tes lèvres envulvées, car t’auras beau dire, ma très chère, ta voix m’allume plus que ce que tu racontes, ta bouche m’excite davantage que tes mots exprès remués

mon désir monumental pantèle, mes soupirs s’entoptisent, ton sexe difficile m’encercle dans d’impitoyables considérations com une oasis plantée dans l’assèchement de mon destin

fam phase, fam phrase, fam phare, fam en fer, fam à voir, blonde ou colorée, percée de jaune, de rouge et de vert, guirlandes efflorées, tes fesses carcaillées, ta frimousse en babil, ton oeil toujours un peu frontal, à crédit creuse et à mettre en filet, mon torse flamboie sur ton ventre écarté aux parois de mon identité

fam musclée au coeur printannier, fam à dormir debout, vive douleur du vol, impardonnable assassinat, et tu pleures et tu gémis sur le crash landing de mon vaisso lunaire, tu plonges dans l’orgasme de mes sentiments heurtés, mal voisine des démences, des ternissures et de la limpidité des béantes tombes
pourtant, tu connaiss toutes les positions de la jouissance à rabais et des cristos distillés

soupirs encor, murmures et ôtres mots, opaq étoiles, envol des bougies, cages d’espionnage en laques bardées d’infos, tu t’enserres les chagrins, ascenseurs de mon désir, tu te penches sur tes jambes solides à toi-même soyeuse, ton regard, ton haleine, ta chair, la bretelle sur ton épaule, et je me dis que le coeur est une denrée terrible à dépenser, une prison cadenassée par ta langue et par mes langueurs

le charme effilé de tes doigts sur mon totem imaginaire
et de tes mains sur mon ventre débranché
dessine une intime description des soirs inhabités

fam à la poitrine lévitée, aux cuisses domestiquées, aux paroles d’alliage indécent, fam effileuse lâchée lousse com une louve sifflée, entorchée, hurlée de griffes dans le règne rouge des ailes noires, tes foulards si fins délignent tes courbes dans l’énergie fourrageuse de tes longs colliers qui contournent tes mamelles et u-turnent à l’apogée de ton clitoris
je me branle en t’espionnant, fam variable en attente

viens, la belle, viens! que par toi le temps soit aboli! bredouille les mots chers de la tendresse violentée, viens! installe-toi en lingerie sexy dans mon fauteuil carré, tesseins en dentelles, et retrousse la crinoline!
ah! ton castor touffu! ta fente cochenille! ton oeil rivé au mien! tes doigts vermillons dépassant la pensée de ma chair interne exposée

biche et bitche éperdue d’amour, magie de soi à soi par l’offrande de ton corps à mon totem polycolore, ta robe échancrée guichée gonflée en vagues orangées, tes mains plaquées sur ton pubis, tu brode les tiroirs que j’ouvre pour m’y enfouir, moi ossi éperdu d’amour

avec toi, Manon Duval, suave parfum
ton jeancoat ouvert, ton ventre nerveux
nous traversions la passerelle ensoleillée de l’ UQTR
une lumière mauve et rose enflammait tes joues fougères
tes totons kakis tiltaient com des atlas
tu m’expliquais l’implausibilité de l’amour interdit
et tu jouissais telle une âme embrasée
en haletant sans pudeur sur Noam Chomsky

fam tip top, poupée sultueuse, fille geisha en mamelons et jambes, starlette sucrée, latino babe détachable et disposable après usage et d’où déferlent les contorsions, mon totem prolonge ton castor mis à nu, mes doigts t’émiettent les nerfs, tu tires tes cheveux com des rideaux sur l’oeil clair de tes résilles et le sens de mes mots expire sur ta peau tatouée

fam innocentée petit à petit, tu canalises mes habitudes en t’appliquant à survivre dans la froideur du monde, tu planes sur l’intraduisible de mes actes telle une infissurable et lancinante hirondelle signifiante

Suzanne Bellerose, Lise Bourbonnais, Lucette Robert
vapeurs, soupirs, soleils ardents, ombres fraîches
Hélène Linteau, l’évidence femelle, l’éclair de la chair
France Hamel, l’occasion ratée, l’amour débonnaire
Manon Duval, encor toi, fusée dévastatrice, jet d’acide
Carole Champagne, l’éden, puis la descente aux enfers
Kathryn Rayner, un conte de fée au miroir brisé
Christine Gauthier, Claudia Schwann, Donna Martin
alcools, lumières et musics, éventails et p’tites culottes
Lynne Lavoie, le vent de la plaine à mon oreille
Kelly-Jo Dorvault, si féminine dans ton allure masculine
Sarah, désarçonneuse de libido, Danielle, voleuse de coeur

sertie tapie dans l’extrême condensation de la matière et des saisons, je t’observe, fleur chaude, perle solitaire, braver la mort com une voyageuse pressée qui s’emmitoufle et se réfugie dans une caverne pou se sacrifier sur l’autel des jours, parce que l’éternité, affirmes-tu, sûrement te prolongera

fam dentelle, ton sexe irise la Voie Lactée, ton oeil s’ouvre com un kidnap des âmes, tu es à prendre ou à laisser, tu rêves de la fusion des réflexes, renversée électrifiée tu te loves sur les cimes pour en faire des rires puisqu’après tout, tu le dis toi-même, tu es parallèle à mon esprit bourré d’indices

derme soyeux, épaules satin, visage au large, tu clignes de la joue à l’émoi de ma voix, des mains tu files sur mon totem en hélice et je broute dans le champ de ton castor, puis tu te plaques le dos à fleur de nerf et tu nages sur le fleuve de l’oubli, tu affirmes, champignon lucide en quête de toi-même dans des mâchoires d’acier, que dire, c’est renouer avec l’incantation émotive
et qu’on est conséquemment tous et toutes cloués à l’espoir

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