alternances

blanche et pêche, l’exit en bouche, les seins gonflés
les lèvres dorées com des confidences et que rien n’effraie plus
jaune d’avant la touche finale, la crinoline relevée de poitrine
argument des guerres secrètes, des guerres d’usure
des guerres internes, elle n’a maintenant plus de nom
déposée à l’endos des partys, incorporée aux couleurs studio
et donneuse du blues bleu amer

bucolisme hivernal, sensation de pénombre, étrange soleil asiatic

même maquillée, même habillée, à l’irréalisé, jamais luisante
malgré la sueur et en dépit des mensonges et des promesses
privée en son monde personnel en expansion, l’amour en ville
baisée à même le macadam, playmate le jour, centerfold la nuit

émotions sépias, oeil bleu qui flèche une fleur caricature
baisers apaisants, baisers repères, baisers bouillants
claironnés sans fausse honte et sans gêne, à l’abri d’ôtrui
douloureuse séduction quotidienne, gravure en héritage
mémoire affichée déplacée d’automatismes
tout de même impressionnée par les piles lectrices

dans le sens de l’index, l’épaisse astuce annoncée
larmes d’envie, accords aigus, oblitérations impitoyables
tentations sauvetages

elle avait les jambes si lisses
que je m’y jetais com rasoir usagé
moi, l’arrondi de ses genoux
son départ m’acculait au mur
et la remettait en beauté
transcendée com frappée au ras du sol

une rose blanchie piquée au mamelon
le silence imprécateur attaquait avec précision
son teint marbré
l’échelonnait mousseline com poupée
défilée par cadence, brisée
ses collants mauves rallongés étape par étape
lentement com un slow motion d’idées fixes

spectaculaire composition d’elle épilée
par la douleur et par les alternances

Cette entrée a été publié dans fractales. Ajoutez en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *