aboulé, l’abécédaire arbitraire abrégé

à Marie-Noëlle, Youri, Mylène et Juliette

enfants zigzags, saules sous pluie
qu’on abîme aux lèvres des mères
enfants ysopets, retour sur clarinette
qu’on bousille selon le contexte
enfants xérus, colorés éminents
qu’on claustrofobe dans des raisonnements
enfants weekends, feuilles d’automne
qu’on dissipe dans de l’avenir désuet
enfants vagues, mousses sur océan
qu’on s’esquinte à lire sans lumière
enfants uranium, prologues de continuum
qu’on flagelle avec du vent glacé
enfants titans, échoués ramifiés
qu’on galère à l’endos des pères
enfants secrets, brèches et boîtes noires
qu’on hache sur vidéos partouzes
enfants récits, noeuds de royaumes
qu’on isole dans d’exprès préfabs
enfants quotidiens, dare-dare jour et nuit
qu’on juche à la pointe de totems acérés
enfants pèlerins, hublots, périscopes
qu’on kyste d’une genèse à l’ôtre
enfants oignons, fusées sur fusées
qu’on leucémise d’ivrogne mazout
enfants nombrils, splendeurs sur coussins
qu’on métafyse à qui mieux mieux
enfants morfèmes, ping-pong pioupious
qu’on normalise par compost d’arkétypes
enfants lézards, paresse vive, sable dru
qu’on onanise avec tous les moyens du bord
enfants kiosques, juste assez, comic strips
qu’on poignarde, mais avec quelle vigueur!
enfants jongleurs, surplombs de réseaux
qu’on quadrille de décors écriteaux
enfants inassouvis, touchés par la neige
qu’on refuse, rapport au coût de la vie
enfants héros, coeurs clones clowns
qu’on saigne et qu’on saigne encor
enfants glisseurs, luges sur nuages
qu’on tétanise par bourrées de simagrées
enfants feux, bazars de surréel
qu’on usage com de vieilles bagnoles
enfants enzymes, rumeurs déshabillées
qu’on verge, phallus, crin de mitraille
enfants déclics, en quête d’ogres à vaincre
qu’on warrante toutes marchandises confondues
enfants caravanes, cargos sur poussière
qu’on xylografe sur tables de lois
enfants boutades, brises de mouettes
qu’on yole sur rivières contaminées
enfants archives, avers de chuchotis
qu’on zoopsie en parterres cadenassés

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