Le sport

Le peuple canadien est féru de hockey, han? C’est dans nos gènes, tsé veux dire? Ben, en ce qui me concerne, le hockey, je m’en balance, j’en ai rien à cirer, c’est pas dans mon bagage génétique.
On avait deux tv chenous quand j’étions moussaillon, une grosse en couleurs dans le salon, une petite en noir et blanc dans la cuisine. Le samedi des mononcs pis des matantes avec les cousines et les cousins à la remorque venaient passer la soirée, les gâs pour regarder La soirée du hockey au 2, les filles pour regarder le film au 10. On avait quatre postes dans ce temps-là, deux en français, le 2 de Radio-Canada et le 10 de Télé-Métroplole, pis deux en anglais, le 6 de la CBC et le 12 de CTV.
Moi je regardais le film avec les filles et, immanquablement, mon père, un mononc, un cousin m’appelait un moment donné pour que je les rejoigne dans le salon. « Fais un homme de toé, ciboère, pis viens r’garder le hockey a’c nous ôt! »
Non. Je restais dans la cuisine.
Les Américains, eux, c’est le baseball. Le football aussi, mais celui-là j’imagine est plus près de leur tarte aux pommes que celui-ci. Pour les Européens et les Américains du Sud, c’est le soccer. Les Britaniques, disons le cricket. Pour d’autres peuples, je sais pas, ça m’intéresse pas.
Parce que pour moi, c’est aucun.
Excepté la course de Formule 1, que je suis passionnément. Pourquoi? Parce que voilà un gratin de fous furieux aux nerfs d’acier qui jouent au chat et à la souris avec la mort à 300 km/h dans des bolides outranciers. J’aime ça.
Excepté itou avec un ami les Jeux olympiques de 1980, la discipline de natation féminine exclusivement et pour une seule raison, une nageuse suédoise sculptée comme une déesse. Osti qu’a nous a fait spinner les hormones! A s’est pas méritée de médaille, mais a l’a gagné nos coeurs libidineux c’est pas des farces.
Donc, moi, les sports, m’en câlisse-tu, esti!

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